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Lexique

Définitions retenues au C.A.I.

L'interculturalité

L'interculturel

« Interculturalisation »

Intégration

Cohésion sociale

Citoyenneté responsable

Primo-arrivants

L'interculturalité

La société dans laquelle nous vivons est multiculturelle. La reconnaissance de la présence de cultures différentes au sein même de la société n'est pas encore acquise pour tout le monde. Or poser ce constat est un point de départ indispensable si l'on veut penser une dimension interculturelle pour la société. Respecter toutes les composantes et leur reconnaître mutuellement une égalité fondamentale de droit permettra de construire une nouvelle société interculturelle. C'est un projet politique sur la réalité et une construction continue basée sur la relation interculturelle et la négociation. La relation interculturelle nécessite une perception toujours plus fine de l'identité d'autrui, individu ou groupe. Les confrontation entre les composantes visibles de la culture (modes de vie, coutumes, habillements) ou invisibles (croyances, valeurs) permettent d'accéder à une communication avec l'autre. Elles nous renvoient une image de nos propres valeurs et positionnements. Des conflits de valeurs peuvent apparaître. Ils doivent être pris en compte, sans négliger l'existence de rapports de forces entre cultures. La dimension interculturelle, en permettant aux acteurs d'acquérir des ressources relationnelles, peut amener des changements de comportements et des changements structurels, constitutifs de la nouvelle société dont l'objectif est de mieux vivre ensemble.

L'interculturel

C'est une nouvelle dimension qui s'installe à partir de la reconnaissance d'une situation multiculturelle, vers une démarche d'un projet de construction commune.


« Interculturalisation »

Processus rendant possible l'existence de la relation interculturelle.(Utilisation interne au cai dans le lexique spécifique de la gestion de projets)


Intégration

La notion d'intégration porte de façon inhérente la notion d'exclusion ou de non-appartenance, de déni de droit ou de non accès au droit pour tous. Cette vue s'oppose au modèle selon lequel les gens sont supposés être différents et doivent devenir les mêmes. Elle s'oppose à une homogénéisation culturelle. Quand le CAI parle d'intégration, il s'agit pour lui de la construction d'une société dans laquelle chacun a des droits afin de devenir maître de son existence[1]. Le CAI voit donc l'intégration en termes de droits politiques, de droits culturels, économiques et sociaux...


Cohésion sociale

Pour l'Union européenne, cette expression évoque la solidarité entre les peuples et la capacité à garantir le bien-être de tous en évitant les disparités par la coresponsabilité des acteurs.


Citoyenneté responsable

De manière générale, le concept couvre des matières liées à la connaissance et à l'exercice des droits et responsabilités civiques et aux valeurs étroitement y afférentes. Ces valeurs comprennent la démocratie, la dignité humaine, la liberté, le respect des droits de l'homme, la tolérance, l'égalité, le respect de la loi, la justice sociale, la solidarité, l'autonomie, la loyauté, la coopération, la participation ainsi que l'épanouissement spirituel, moral, culturel, mental et physique.


Primo-arrivants

Au CAI, les « primo-arrivants » sont toutes les personnes d’origine étrangère résidant en Belgique depuis au plus 10 ans.
Le vocable «primo-arrivants» est proposé par l’Europe pour désigner les migrants arrivés en Europe après les « Trente glorieuses » de l’immigration (1945-1975) qui se confond avec l’histoire de la population immigrée de la première génération, plus masculine, plus jeune, plutôt dépourvue de diplômes et de qualifications et issue majoritairement des zones rurales du bassin méditerranéen.
Le vocable de « primo-arrivants » désigne les étrangers qui sont arrivés en Europe au cours de ces dernières années par un nouveau type de migration dans lequel motivations économiques et politiques (humanitaires) se combinent ou se croisent.
Le terme de primo-arrivant construit une catégorie nouvelle de migrants réguliers en fonction du critère de durée de séjour. Toutefois, l’Europe n’a pas jugé utile de délimiter plus précisément cette catégorie notamment en fixant une durée de « primo-arrivée », par exemple en indiquant s’il s’agit d’étrangers débarquant du dernier avion ou d’étrangers sortis de l’ombre après dix ans de séjour illégal. Chacun des pays est donc libre de formuler ses propres critères et donc de choisir les personnes bénéficiaires de ces mesures d’aide. En Belgique, on rencontrera des définitions différentes selon les diverses institutions chargées de cet accueil.
inspiré de : dispositifs, insertion et employabilité en région wallonne - le cas des primo-arrivants de nationalité ou d'origine étrangère, ULB, 2007 consulté le 5 septembre 2008

 
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